Gadi Eisenkott, ancien chef-d’état major, ancien membre du cabinet de guerre, est aujourd’hui le challenger de Netanyahou. D’origine marocaine, il a grandi entre Tibériade et Eilat. Il gravi les échelons de la célèbre brigade d’infanterie Golani avant de devenir chef d’état-major en 2015.
Eisenkott, alors député, rejoint le cabinet de guerre d’urgence après le 7-10. Lorsque la guerre s’enlise, il prend ses distances puis démissionne dénonçant la politique de Netanyahou et son refus de créer une commission d’enquête d’Etat.
On le décrit comme incarnant l’authenticité, la droiture (c’est d’ailleurs le sens du nom de son parti : Yashar) ; une figure responsable qui travaillera dans l’intérêt du pays et de sa sécurité. A la veille de Kippour, il déclare : “Lorsqu’un gouvernement privilégie sa propre survie à l’avenir du pays, le prix finit toujours par être payé par les citoyens. Nous le voyons dans la sécurité, dans l’éducation, dans le coût de la vie.”
David Djian, coordinateur à Yashar! pour les francophones, est au micro de Sylvie Lidgi pour nous éclairer sur le phénomène Eisenkott, sur le programme politique du principal adversaire
de Netanyahou.
