La rentrée des classes aura lieu en Israël le mardi 1er septembre. A une semaine de la rentrée, le village de Neve Shalom – Whahat AsSalam ne savait toujours pas si son école est autorisée à ouvrir une classe de CP.
Le village de Neve Shalom – Whahat AsSalam, situé à mi-chemin entre Tel Aviv et Jérusalem, a une particularité : être habité par des citoyens israéliens juifs et des citoyens israéliens arabes qui œuvrent pour l’égalité des droits et l’entente entre les deux peuples. Le village se veut “la preuve que l’on peut vivre ensemble”.
Depuis 1979, une école bilingue offre aux enfants du village et des environs une éducation ouverte aux deux cultures. A quelques jours de la rentrée scolaire, le ministère refuse l’ouverture d’une classe de CP. S’il n’y a pas de CP, il n’y aura pas de CE1 l’an prochain ! ce qui met en jeu la continuité même de l’école du village et son projet… Il ne s’agit pas seulement d’une lutte pour ouvrir une classe de CP,
mais d’un combat pour la paix, dont les armes sont l’éducation et la connaissance de l’autre.
La veille de notre Chronique, la bonne nouvelle est arrivée : le ministère autorise l’ouverture de la classe de CP. Comme quoi, la lutte citoyenne est payante. Ce n’est pas un “cadeau” accordé par le ministère mais le résultat d’une mobilisation. Cependant, si l’ouverture de la classe de CP est autorisée, aucun financement de l’État ne l’accompagnera cette année. Ce qui n’est pas le cas de ces écoles religieuses où l’on n’enseigne ni les maths, ni l’anglais et qui sont largement subventionnées.
Véronique Hayem, Secrétaire générale de l’association des Amis français de Neve Shalom – Whahat AsSalam, est au micro de Sylvie Lidgi pour vous donner tous les détails de ce succès inespéré qui sera pourtant très couteux. Pour en savoir plus : https://www.amis-nswas.fr/
