Le 27 octobre, les Israéliens sont allé voter. 70.000 israéliens résidant à l’étranger ont pris l’avion pour se rendre aux urnes. Résultat : un taux de participation proche de 80 %. 53 sièges pour le bloc de Netanyahou, 48 pour le Bloc du Changement et 19 sièges pour les partis arabes.
Netanyahou tente de délégitimer le résultat des élections (les arabes auraient volé les élections). Pourtant, 48+19 = 67. Et 53 est inférieur à 67. Mais Netanyahou reste Premier ministre tant que le nouveau gouvernement n’est pas constitué. Une forme de cohabitation totalement inédite.
Le camp de la coalition actuelle parle d’un gouvernement d’union Netanyahou-Eisenkot. Les chefs de l’opposition, à l’exception de Yaïr Golan, sont-ils pris à leur propre piège sur la question du soutien des 19 députés arabes (ce qui n’est pas rien) ? Comment Eisenkot pourra-t-il monter un gouvernement qui repose sur une majorité d’au moins 61 députés ?
Benjamin CANET responsable de la campagne du parti Les Démocrates pour les anglophones est au micro de Sylvie Lidgi pour nous aider à comprendre.
